La recherche scientifique

Donald Hebb 

La compréhension des règles qui régissent l’association et la mise en réseaux de neurones remontent aux travaux fondateurs de Donald Hebb il y a plus d’un demi-siècle. Son intuition était que si deux neurones sont actifs en même temps, les synapses entre ces neurones seront renforcées. Ce postulat inspira plusieurs chercheurs et un premier mécanisme le supportant, la potentialisation à long terme (PLT), fut découvert au début des années soixante-dix.

Les neurones impliqués dans l’établissement d’un réseau doivent déjà être connectés par des synapses pour que celles-ci soient renforcées ou affaiblies. Le façonnage d’un réseau s’effectue donc à partir et grâce à un câblage pré-existant. Certains de ces réseaux pré-cablés, comme ceux de l’hippocampe par exemple, jouent d’ailleurs un rôle clé dans la formation des souvenirs.

Richard Thomson 

Au cours des années 60 et 70, un corpus considérable de données issues d’études sur des modèles animaux ou sur des cultures cellulaires appuiera cette hypothèse (cf. Donald Hebb).

Parmi les travaux les plus marquants, ceux de neurophysiologie et de réflexologie de Richard Thomson et collaborateurs, permettent de démontrer la capacité des neurones à augmenter ou à diminuer leur sensibilité à des stimuli particuliers, c’est-à-dire à distinguer durablement différents stimuli.

Gabriel Horn 

Horn et collaborateurs établissent le lien entre les modifications fonctionnelles et les changements structuraux et biochimiques en constatant qu’un type d’apprentissage, le modèle de l’empreinte ou « imprinting », s’accompagne d’une importante augmentation de la synthèse d’ARN dans certaines régions spécifiques.

Cette augmentation de la synthèse d’ARN est à la base de la production de protéines, et par conséquent des remaniements synaptiques élémentaires et de la multiplication des synapses qui permettent l’établissement de rapports plus importants entre neurones voisins.

Eric Kandel 

Eric Kandel mena sur la limace de mer Apylsia les recherches qui lui valurent le prix Nobel en 1972. Celle-ci possède un nombre relativement limité de cellules nerveuses, dont beaucoup sont très grandes et faciles à étudier. La limace de mer a également un réflexe protecteur, pour préserver ses branchies. Kandel a utilisé ce réflexe pour étudier les mécanismes d’apprentissage de base. Ces expérimentations, complétées par ses recherches ultérieures sur la souris, établissent que la mémoire est centrée sur les synapses, les modifications des fonctions synaptiques étant responsables des différents types de mémoire. Eric Kandel montre qu’un faible stimulus entraîne des modifications chimiques dans les synapses et que ces modifications sont à l’origine de la mémoire à court terme, qui dure quelques minutes ou quelques heures. Des stimulus plus forts provoquent d’autres changements synaptiques, qui créent une forme de mémoire à long terme, pouvant persister des semaines.

Yvette Sheline 

Depuis 1991, les efforts de recherche du Pr Sheline se sont concentrés sur la neuro-imagerie et les études de traitement de la dépression. Les études entreprises dans son laboratoire en imagerie par résonance magnétique (IRM) ont mis en évidence des modifications de structure cérébrale dans l’hippocampe lors de la dépression, permettant une meilleure compréhension de la maladie dépressive. Des études ultérieures ont montré que la diminution du volume de l’hippocampe est corrélée à la durée de la dépression non traitée et que l’absence de diminution de volume de l’hippocampe est corrélée à une dépression traitée, suggérant un effet neuroprotecteur des antidépresseurs.

Le Pr Sheline a aussi étudié par PET scan les modifications des récepteurs à la sérotonine au cours de la dépression et les altérations fonctionnelles des circuits émotionnels lors des études de la dépression par IRM fonctionnelle.

Bruce McEwen 

Docteur en biologie cellulaire, membre de l’Académie des Sciences des Etats-Unis et directeur de laboratoire à l’Université de Rockefeller (New York), il étudie principalement les actions des œstrogènes, des glucocorticoïdes et du stress sur le cerveau.
Il a démontré que le stress induit une diminution de la création de nouveaux neurones dans des zones comme l’hippocampe (associé à la mémoire) et une altération des neurones dans ces zones.

Stress et neuroplasticité

Définition du stress : Le stress correspond à toute condition qui perturbe l’homéostasie physiologique et psychologique.

Le stress cible spécifiquement les aires du cerveau impliquées dans la coordination de la cognition et des émotions : l’hippocampe, le cortex préfrontal et l’amygdale. Ces aires à risque seront celles où l’on va retrouver une atrophie ou un dérèglement fonctionnel au cours du vieillissement.

De nombreux travaux ont montré l’existence de modifications structurales qui illustrent le concept de neuroplasticité dans différentes situations expérimentales de stress.

Le stress chronique active le système limbique et conduit à l’épuisement de notre système de défense et de survie.

Le stress joue un rôle central dans la fragilité dépressive. Chez l’animal soumis à des situations de stress chronique, les études cytologiques révèlent une régression des arborisations dendritiques, avec une perte de connexions interneuronales et un déficit de la neurogénèse de l’hippocampe. Cette atrophie hippocampique serait liée notamment aux effets neuronaux du stress, qui induit une augmentation de la libération de glutamate et diminue l’activité du facteur de transcription CREB et du facteur neurotrophique BDNF.

L’hippocampe

L’hippocampe est, avec la zone sous-ventriculaire, une des seules structures cérébrales à présenter une activité de neurogenèse chez l’individu adulte. Cette production de nouveaux neurones fonctionnels a lieu dans le gyrus dentelé durant toute la vie de l’individu.

Des dommages hippocampiques bilatéraux entraînent une amnésie antérograde, ce qui suggère l’implication de l’hippocampe dans l’acquisition de nouvelles informations. Il a une fonction spécifique à la mémoire déclarative, dans laquelle un effort conscient de souvenir est requis.

Le cortex préfrontal

Le cortex préfrontal est présent à toutes les étapes de la mémorisation (encodage, consolidation, rappel). Son rôle est à la fois d’orienter l’attention visuelle, de créer des liens entre les éléments mémorisés (donc apprendre) et l’inhibition des informations distrayantes. Lorsque le cortex préfrontal est atteint, les capacités d’apprentissage et de mémorisation sont fortement atteintes (limites dans la quantité de mémoire, difficultés à faire des liens, enregistrement d’informations non pertinentes, etc.), comme c’est le cas dans les troubles de l’attention et l’hyperactivité.

Les études d’imagerie cérébrale montrent une diminution de volume de la substance grise chez les personnes en dépression au sein de différentes régions cérébrales et en particulier le cortex préfrontal. De plus, on observe grâce à l’IRM fonctionnelle un hypofonctionnement au niveau préfrontal avec une diminution du flux sanguin et du métabolisme du glucose. Le cortex préfrontal n’est donc plus suffisamment actif pour contrecarrer nos réact ions émotionnelles, il y a une rupture de l’équilibre avec l’amygdale hyperactivée. Les personnes en dépression ne sont plus capables de faire face à leurs émotions, de prendre des décisions ou d’adapter leur comportement.

L’amygdale

« L’ amygdale est une partie du cerveau qui doit son nom à sa forme qui rappelle celle d’une amande (en rouge sur le dessin). Comme pour la plupart des structures de notre cerveau, nous possédons deux amygdales. Elles sont situées tout près de l’hippocampe, dans la partie frontale du lobe temporal. 

L’amygdale est essentielle à notre capacité de ressentir et de percevoir chez les autres certaines émotions. C’est le cas de la peur et de toutes les modifications corporelles qu’elle entraîne. Si vous êtes suivi dans la nuit par un individu à l’allure louche et que vous sentez votre cœur palpiter, il est fort probable que votre amygdale soit très active ! » 

Source )

Chez certains patients qui ont dû subir une intervention chirurgicale au cerveau, on a pu stimuler l’amygdale directement et recueillir leurs impressions. L’expérience subjective la plus commune décrite en est une de danger imminent et de peur. Les très rares patients dont uniquement l’amygdale a été détruite (lors d’accident cérébraux vasculaires par exemple) reconnaissent toutes les expressions émotionnelles sur les visages sauf celle de la peur.

L’amygdale semble en fait moduler toutes nos réactions à des événements qui ont une grande importance pour notre survie. Ceux qui nous avertissent d’un danger imminent sont donc des stimuli très importants pour l’amygdale, mais également ceux qui signalent la présence de nourriture, de partenaires sexuels, de rivaux, d’enfants en détresse, etc.

C’est pour cette raison que l’amygdale possède de très nombreuses connexions avec plusieurs autres structures cérébrales.

Aujourd’hui, comme nous venons de le voir, il a clairement été démontré que le cerveau évolue tout au long de notre vie et qu’il crée et élimine des connexions entre les neurones tous les jours.
Il est donc possible au cerveau de se reprogrammer .

La glande pinéale

Elle ouvre la porte au multidimensionnel quand on l’active. Elle secrète la sérotonine.

Quand on allume la lumière le matin, ça stimule le nerf optique, puis la glande pinéale. Quand on baisse la lumière, la mélatonine est secrétée par la glande pinéale. Le taux de mélatonine est le plus élevé entre 1 heure et 4 heures du matin.

Plus on a de stress, moins il y a de mélatonine (c’était pour la survie de l’espèce à la base car danger lorsqu’on dort).

La mélatonine joue un rôle important pour le corps : elle est anti-âge, elle répare, etc…

 Le Docteur Joe Dispenza explique une technique de respiration pour stimuler la glande pinéale :

A l’intérieur de la glande, il y a des cristaux de calcium. Quand on inspire par le nez et que l’on compresse l’intérieur du corps, on envoie de la pression dans la glande pinéale et ses cristaux. Cela produit un effet Piezoélectrique et ça crée un champ électromagnétique. On exerce du stress sur ces cristaux, du coup ils créent ce champ électromagnétique qui agit sur les cristaux en retour qui agissent à nouveau sur le champ électromagnétique. Ce processus active l’antenne pour accéder à des informations du champ quantique. On peut alors recevoir des images de ce champ quantique comme une télévision reçoit des images suite à des signaux électromagnétiques.

Aussi, lorsque la glande pinéale est activée, le cerveau passe en super cohérence et se remodèle, il envoie des informations au corps et le passé disparait. Les maladies par exemple sont des incohérences. En apportant de la cohérence au cerveau et au corps, le corps peut éventuellement se guérir des maladies.

La glande pinéale est un cristal liquide superconducteur qui envoie et reçoit des informations au travers de mécanismes de transduction de signaux vibrationnels énergétiques.

La DMT ou diméthyltryptamine est une substance psychotrope puissante fabriquée par la glande pinéale, elle permet de voyager à travers le temps et l’espace.

L’ocytocine est la molécule de l’amour. Si l’on ressent de l’amour dans une méditation, notre corps produit de l’ocytocine

L’hormone anti-diurétique retient l’eau dans le corps. Il faut beaucoup d’eau pour recevoir les fréquences hautes, pour qu’elles circulent dans le corps.

La glande pinéale active l’ocytocine et l’anti-diurétique, ce qui peut favoriser les guérisons. Finalement, l’activation de la glande pinéale permet de se connecter au champ quantique etd’agir sur son propre corps. Donc, d’après Joe Dispenza, la pensée peut agir sur la matière .